
La mortalité routière repart à la hausse en 2025
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L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a publié, à la fin du mois de janvier, son bilan provisoire. 3 513 personnes sont décédées sur les routes de France en 2025 : un chiffre en hausse de 2,4 % par rapport à 2024 et stable par rapport à 2019, année de référence pour la décennie 2020-2030.
Les principaux chiffres à retenir concernant la France métropolitaine :
- 3 260 personnes sont décédées (+ 2,1 %), 244 000 ont été blessées (+ 3,4 %) dont 16 600 gravement (+ 2 %).
- 523 jeunes adultes de 18-24 ans sont décédés, un bilan moins élevé qu’en 2024 (− 6 tués) et qu’en 2019 (− 26 tués), mais cette classe d’âge reste la plus à risque de décéder sur les routes.
- 135 adolescents de 14-17 ans sont décédés, un bilan en forte hausse par rapport à 2024 (+ 41 tués) et par rapport à 2019 (+ 43 tués).
- Les hommes représentent 78 % des tués, 75 % des blessés graves et 84 % des présumés responsables d’accidents mortels.
- Les routes hors agglomération concentrent l’essentiel de la mortalité, avec 61 % des décès et près de la moitié des blessés graves. En agglomération, le nombre de décès recule légèrement, avec 1 016 morts.
Les Outre-mer accusent, quant à eux, une hausse de 6 % de la mortalité, avec 253 décès dont 179 dans les départements et régions d’outre-mer (+ 19 décès) et 74 morts dans les collectivités d’outre-mer et la Nouvelle-Calédonie (- 5 décès).

Le bilan provisoire de l’ONISR souligne aussi le sur-risque des usagers vulnérables, c’est-à-dire non carrossés. Depuis la période post-pandémie, leur part parmi les personnes tuées ou blessées gravement s’est renforcée. Les occupants de voitures représentent désormais moins de la moitié des personnes tuées, contre 21 % pour les usagers de deux-roues motorisées et 9 % pour les cyclistes et utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (trottinette électrique, gyropode…). On enregistre 60 tués en agglomération en 2025, soit deux fois plus qu’en 2024.

