
L’Association Antoine Alléno fait aujourd’hui partie de ma vie
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Après le décès à 18 ans de sa fille Pénélope, en juillet 2022, Benjamin Tainturier traverse l’enfer. Aujourd’hui, sa famille et lui ont trouvé, grâce à l’accompagnement de l’Association et aux rencontres qui en ont découlé, un soutien décisif.
« J’avais besoin d’avancer seul. » Quand le souffle est coupé, chacun recherche de l’oxygène à sa manière. Il aura fallu deux ans à Benjamin Tainturier pour envisager de trouver un chemin en dehors de lui : « Mon frère et ma sœur, qui étaient très proches de Pénélope, étaient déjà en contact avec l’Association. J’ai appelé à mon tour pour demander du soutien. Ça a été le début d’un parcours décisif. »
Benjamin entame d’abord un suivi psychologique avec Caroline Baclet-Roussel, psychologue du réseaux de l’Association, puis, rapidement, s’inscrit aussi à un atelier d’écriture animé par Emma Schaedele. Sa participation régulière, chaque mois, l’aide à structurer ses pensées et à mieux composer avec des émotions envahissantes : « Les échanges sont riches, ça travaille beaucoup en moi. Souvent, je marche longtemps après une séance… J’ai besoin de faire vivre Pénélope en moi, d’y passer du temps chaque jour. » Ce fut aussi l’occasion pour lui de rencontrer, pour la première fois, d’autres parents endeuillés et de parler avec des adultes qui ont perdu un frère ou une sœur étant jeunes : « Ça m’aide, en tant que père, à comprendre ce que vivent mes deux autres enfants. »

Pénélope était la cadette de la fratrie. Après le drame, Juliette, sa jeune sœur, a quitté le lycée. Colin, l’aîné, semble continuer sa vie plus normalement. Mais chacun, à sa manière, cherche son souffle. C’est pourquoi Benjamin, son épouse et ses enfants ont décidé cette année d’entreprendre une thérapie familiale : l’Association les a orientés vers un praticien. Cette partie du chemin, ils la font ensemble.
Et puis une autre partie du chemin a eu lieu le 13 septembre, sur le pont d’Iéna. Benjamin, son épouse et leur fille ont participé à Alive. « Voir le nom de Pénélope affiché parmi ceux de tous ces enfants, dont je connais certains parents, a eu un effet puissant sur moi. Pour la première fois depuis sa mort, quelque chose d’extérieur nous reliait tous. » Après cette journée émaillée de rencontres marquantes, Juliette a décidé de faire partie d’un groupe de parole de frères et sœurs. À son rythme et selon ses besoins, chacun a trouvé, dans la variété d’accompagnements proposés par l’Association, une réponse qui en a parfois appelé une autre. « J’ai envie de continuer à participer à ce qui pourra être proposé par l’Association Antoine Alléno, conclut Benjamin. Elle fait aujourd’hui partie de ma vie. »

