Accompagner

les familles

Depuis 2022, plus de 350 proches de victimes

ont bénéficié d’une écoute attentive et d’un accompagnement personnalisé
grâce à l’équipe pluridisciplinaire de l’Association Antoine Alléno.

ÊTRE ACCOMPAGNÉ

par l’Association

Soutien psychologique

Chaque histoire de deuil est singulière, et le respect de cette singularité est déterminant dans l’accompagnement psychologique.

L’Association coordonne un réseau de psychologues cliniciens, qui assure la prise en charge des proches de victimes de la route. La diversité de leurs approches cliniques permet de mettre en place l’accompagnement le plus adapté : thérapies psychodynamiques, EMDR (intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires), méthode ICV (intégration du cycle de la vie), hypnose, thérapies familiales, TCC (thérapies comportementales et cognitives).

Le projet de soins est établi avec la psychologue coordinatrice de l’Association, formée au psycho-traumatisme, après une écoute
attentive des besoins
des co-victimes.

Groupe de parole

Un groupe de parole offre un espace où chacun peut se sentir en sécurité.

Il permet de dire ce que l’on n’ose pas dire ailleurs – au sein du couple, en famille, dans son environnement professionnel ou amical –, parce que les mots ne sont pas toujours audibles. La parole soulage et le groupe atténue le sentiment de solitude.

L’Association propose trois groupes de parole répondant à des problématiques différentes : pour les pères, pour les mères et pour les frères et sœurs de victimes.

Les séances, animées par un psychologue dont le rôle est de faciliter et distribuer la parole, se déroulent en visio, dans le respect de règles strictes : volontariat des participants, liberté de parole, absence de jugement et confidentialité des échanges.

Atelier d’écriture

Face à la mort d’un enfant, d’un petit-enfant, d’un frère ou d’une sœur, 
les émotions se bousculent et deviennent 
souvent envahissantes. 

Parfois même pendant des années. L’écriture est une manière de parvenir à exprimer ce qui se dérobe ou, au contraire, ce qui obsède, et à trouver en soi un chemin de résilience.

Les ateliers d’écriture ont lieu tous les deux mois dans les locaux de l’Association.

Ils permettent de coucher sur le papier ce que l’on ressent, de partager ses émotions, d’exprimer une colère ou simplement d’écouter un témoignage et de comprendre que l’on n’est pas seul : chacun est susceptible, selon ses besoins et sa sensibilité, d’y trouver un réconfort, de se soulager d’un poids.

Conseil juridique

Les familles sont souvent démunies face à la procédure judiciaire qui suit le décès de leur enfant dans un accident de la route. Dans un contexte de deuil profond, elles doivent pourtant faire face à de nombreuses procédures complexes et souvent difficiles à comprendre.  

De nombreuses interrogations surgissent : la responsabilité du conducteur, les démarches judiciaires à engager (plainte, constitution de partie civile, etc.), le rôle des assurances, le droit à une indemnisation et l'opportunité de mettre en place une expertise psychiatrique pour évaluer le préjudice des proches de la victime décédée, le suivi de la procédure pénale en cours ou encore la nécessité de recourir à un avocat spécialisé. 

Même lorsqu’elles sont accompagnées, ces familles peuvent ressentir un manque d’informations ou ne pas savoir comment les obtenir. 

Dans ce contexte, un avocat spécialisé en droit du dommage corporel, dédié à la défense des victimes, intervient bénévolement auprès de l’association. Son rôle est d’aider les familles à mieux comprendre les différentes étapes de la procédure, les délais, les décisions rendues ainsi que leurs conséquences. 

Il est notamment essentiel de distinguer la procédure pénale, qui vise à sanctionner l’auteur des faits, de la procédure civile, qui a pour objet l’indemnisation du préjudice par l’assureur ou un fonds de garantie. 

 

Indemnisation des victimes : zoom sur la loi Badinter de 1985 

La loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 « tendant à l'amélioration de la situation des victimes d'accidents de la circulation et à l'accélération des procédures d'indemnisation », dite loi Badinter, crée un régime spécial et autonome d’indemnisation des victimes d’accidents de la route, indépendamment de l’issue du procès pénal. Elle s’applique à tout accident ayant entraîné des dommages corporels, à condition qu’un véhicule terrestre à moteur soit impliqué. Elle oblige l’assureur du véhicule impliqué à informer les victimes de leurs droits et à leur faire une offre d’indemnisation et ce, dans des délais définis. 

L'Association Antoine Alléno s'efforce d'apporter des informations-clés sur les droits et recours des victimes, afin de les guider pas à pas dans leurs démarches et de faciliter leur indemnisation intégrale. 

Assistance administrative

 

Le décès d’une personne dans le cadre d’un accident de la route, qu’il s’agisse d’un conducteur, d’un piéton ou d’un usager d’un moyen de locomotion, déclenche de nombreuses et fastidieuses démarches administratives et juridiques auprès des assurances, des organismes sociaux, des banques, de l’employeur…

L’Association met tout en œuvre pour prêter mainforte aux familles, souvent désorientées après le drame, afin de les soutenir au mieux dans l’épreuve qu’elles traversent et leur permettre de retrouver un peu d’oxygène.

Mise en place d’aides personnalisées

L’offre d’accompagnement n’est pas limitative : chaque situation est particulière et les besoins des co-victimes peuvent être très divers.

Par exemple, lorsque l’on perd son frère ou sa sœur dans un accident de la route, le traumatisme peut se traduire par un décrochage scolaire ou des troubles alimentaires. Après une écoute attentive des co-victimes, l’Association s’efforce toujours de mettre en place l’accompagnement le plus adapté.

RÉAPPRENDRE

à vivre

Le souffle coupé : c’est ce que ressentent les parents qui ont brutalement perdu leur enfant. Les parents, mais aussi les frères et sœurs, les conjoints, l’entourage, les amis. Le souffle coupé par le choc, la violence inattendue, le traumatisme.

L’Association Antoine Alléno a pour mission de leur redonner un peu d’oxygène. Elle organise régulièrement des rencontres auxquelles chacun peut participer à son rythme et selon son envie. Des moments précieux de partage. Une respiration, pour réapprendre à vivre, reconstruire ceux qui restent et ne jamais oublier ceux qui sont partis.

Donner la parole aux co-victimes

Témoignage de Cécile,
mère d'Eliot

Témoignage de Patrice,
père de Thomas

Témoignage de Louis,
frère de Nathanaël