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Qui sommes-nous ?

Agir

pour protéger
nos enfants

Le 8 mai 2022, Antoine Alléno disparaissait tragiquement à l’âge de 24 ans, victime, non pas d’un accident de la route, mais d’un acte de violence mortel qui n’aurait jamais dû être commis. D’un homicide routier avant l’heure.

Sa famille et ses proches ont décidé de transformer leur douleur en une énergie constructive. Ensemble, ils ont fondé, en septembre 2022, l’Association Antoine Alléno afin de prévenir les actes de violence contre nos enfants et les générations futures et de venir en aide aux familles de victimes ainsi qu’à leurs proches.

Agir

ensemble pour
être plus forts

Accompagner

les familles en leur proposant un soutien moral, administratif, juridique et financier, avec l’aide de spécialistes aux compétences pluridisciplinaires.

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Sensibiliser

le grand public, les médias, les institutions et le monde associatif, dans le but de susciter une prise de conscience collective.

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Mobiliser

l’ensemble de la société – pouvoirs publics, chercheurs, entreprises… – pour développer tous les moyens de lutte contre les violences routières, en particulier l’innovation technologique, nouvel horizon pour sauver des vies.

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agir

pour la création d’une infraction autonome d’homicide routier

À peine constituée, l’Association Antoine Alléno s’est saisie d’une revendication portée depuis des années par les familles de victimes de la route : la création d’une infraction autonome d’homicide routier.

Pourquoi ?

Parce que les parents, les frères et sœurs et tout l’entourage ne peuvent plus accepter que le conducteur responsable de la mort de leur proche soit poursuivi pour « homicide involontaire » quand il a volontairement choisi de prendre des risques inconsidérés. Une personne qui prend le volant et provoque un accident mortel alors qu’elle a consommé des stupéfiants, dépassé les seuils autorisés d’alcool ou adopté un comportement particulièrement irresponsable mettant délibérément autrui en danger, ne peut être considérée comme l’auteur d’un homicide « involontaire ».

Une victoire historique

L’Association Antoine Alléno a œuvré activement
tout au long du processus :

Dès

2023

dans le but de faire évoluer le Code pénal, l’Association conduit un premier travail de réflexion avec deux membres du collège des Sages de l’Association, Didier Rebut, professeur de droit, et Pierre Cornut-Gentille, avocat pénaliste. 

2023

17 octobre

les députés Éric Pauget et Anne Brugnera déposent à l’Assemblée nationale une proposition de loi créant l’homicide routier et visant à lutter contre
la violence routière. 

2024

31 janvier

les députés adoptent la proposition de loi à une large majorité, suivis par les sénateurs deux mois plus tard. 

2025

1er juillet

après l’Assemblée nationale, le Sénat adopte le texte en deuxième lecture. La dissolution de l’Assemblée nationale de juin 2024 aura retardé le processus d’une année.  

2025

9 juillet

la loi n° 2025‑622 créant l’homicide routier et visant à lutter contre la violence routière est promulguée. 

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Homicide routier,
homicide involontaire :
quelles différences ?

Lorsqu’un accident routier mortel implique un véhicule et qu’il est établi que le conducteur n’avait pas l’intention de tuer, le juge peut désormais qualifier l’infraction, au regard du code pénal, soit d’homicide involontaire, soit d’homicide routier.  L'homicide involontaire est commis par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation législative ou réglementaire de prudence ou de sécurité.  En revanche, lorsque le drame est causé dans l’une des dix circonstances prévues par la nouvelle loi, traduisant une mise en danger délibérée d’autrui, on parle alors d’homicide routier. 
Ces circonstances peuvent être : 

un excès de vitesse 
supérieur à 30 km/h 

la conduite sous l’emprise d’alcool, de stupéfiants 
ou de substances psychoactives

la conduite sans permis valide

le refus d’obtempérer
ou délit de fuite

l’usage du téléphone 
au volant

le rodéo urbain

Sanctions, amende, prison : que risquent les auteurs d’homicide routier ? 

Les sanctions prévues pour l’homicide routier sont alignées sur celles de l’homicide involontaire : 
7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Toutefois, en présence de plusieurs circonstances cumulées, la peine est aggravée et portée à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende, renforçant ainsi la répression de ce délit devant le tribunal et sous l’autorité du juge pénal. 
 
En ce qui concerne les violences routières, en cas de blessures graves entraînant une incapacité totale de travail (ITT) de plus de 3 mois, la peine peut aller jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende (5 ans d’emprisonnement et 75 000 € pour une ITT plus courte), selon les dispositions du code pénal et sous l’appréciation du juge pénal.
 
Outre les peines principales, le texte introduit plusieurs mesures complémentaires : suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de conduire certains véhicules, confiscation du véhicule, interdiction de détenir ou de porter une arme... Ces mesures visent à prévenir la récidive. 
La loi accorde par ailleurs une meilleure place aux victimes et co-victimes, puisque les parties civiles sont désormais mieux informées, même sans appel sur le volet civil : elles sont avisées des dates d’audience, peuvent être entendues comme témoins et ont la possibilité de bénéficier de traduction si elles ne parlent pas français. 

Protoxyde d’azote :
le combat continue 

À la fin l’année 2025, plusieurs événements
dramatiques et un rapport de la Fondation VINCI Autoroutes ont mis en lumière un nouveau phénomène de société inquiétant : la consommation massive de protoxyde d’azote par les jeunes, en soirée et au volant.
L’Association Antoine Alléno appelle à la publication sans délai des décrets d’application de l’homicide routier établissant la liste des substances psychoactives, dont le protoxyde d’azote doit faire partie, et à financer massivement la recherche scientifique pour développer des dispositifs fiables de détection du protoxyde d’azote, notamment chez les conducteurs.
Tant que ces décrets d’application ne seront pas publiés, la consommation de protoxyde d’azote ne pourra être retenue comme circonstance – constitutive ou aggravante – de l’homicide routier.

Le 21 avril 2026, l’Association Antoine Alléno a introduit la première action de groupe contre deux sociétés qui fabriquent et commercialisent du gaz hilarant.

À la mémoire
d’Antoine

Antoine Alléno est le fils d’Isabelle Mescam-Alléno et de Yannick Alléno. Passionné par la cuisine depuis son enfance, Antoine a suivi les traces de son père.

 

Après des études au lycée hôtelier René-Auffray et à l’école Ferrandi Paris, il débute en tant que commis au Cheval Blanc, puis poursuit sa carrière en tant que demi-chef de partie au Pavillon Ledoyen. Il part faire ses armes auprès de Frédéric Anton au Jules Verne comme chef de partie.
Antoine décide de s’associer à son père en 2021 : ensemble, ils ouvrent le restaurant Burger Père & Fils à Paris. En cuisine comme dans la vie, Antoine savait que tout seul, il est possible d’aller vite, mais qu’aux côtés d’un collectif soudé et engagé, on va toujours plus loin.
Antoine Alléno a été enlevé à sa famille le 8 mai 2022 à l’âge de 24 ans, mortellement percuté en sortant du travail par un individu récidiviste, fuyant au volant d’une voiture volée.